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Mal-être après une IVG : en parler

Impression de mal-être après une IVG. Comment faire face à ce sentiment douloureux. À qui et comment en parler ?

Post-IVG : chaque femme réagit différemment

Le temps après l’avortement est vécu différemment par chaque femme. Certaines éprouvent un soulagement, d’autres sont habitées par des émotions intenses et douloureuses. Partagées entre la peur de l’oubli et l’envie d’avancer, c’est un temps particulièrement difficile à vivre.

Parfois la souffrance post-IVG émerge à l’occasion d’un autre événement marquant, comme un deuil, une naissance ou une nouvelle grossesse, plus ou moins longtemps après l’avortement.
Les conséquences psychologiques de l’IVG – qu’elle soit médicamenteuse ou chirurgicale – sont souvent sous-estimées et quand la souffrance s’installe, il peut être difficile de mettre des mots dessus.
L’avortement peut susciter après coup, de vives émotions : tristesse, colère, honte ou regret, culpabilité.

Les différentes manifestations possibles du mal-être post IVG

La manifestation du mal-être post-IVG peut se révéler de différentes manières :

  • tristesse, mal-être, culpabilité ;
  • sentiment de vide, perte de sens ;
  • isolement avec difficulté à partager ce qui a été vécu et sensation de ne pas être comprise par ses proches ;
  • susceptibilité ou colère ;
  • perte d’estime de soi ;
  • anxiété ;

  • troubles du sommeil (insomnies, cauchemars);
  • perte de libido ;
  • troubles alimentaires (anorexie, boulimie…).

Mal-être post IVG et sentiment de solitude

Le bouleversement hormonal induit par l’arrêt de la grossesse peut s’accompagner de tristesse et de pleurs.
Ces émotions sont parfois mal comprises et difficiles à partager en couple et avec l’entourage proche. Ce mal-être peut être alimenté par un sentiment de colère et d’abandon quand la grossesse et l’avortement se sont accompagnés d’une rupture ou d’une séparation.
Si ces sentiments et émotions douloureuses durent dans le temps, il est important de vous confier à des proches ou à des professionnels, pour ne pas rester seule. Il n’est pas toujours facile de trouver le bon interlocuteur pour se sentir entendue et comprise. Dans ce cas, ne pas se décourager et oser d’autres démarches… Notre service d’écoute est là pour vous par mail, tchat, ou téléphone au 01 42 47 08 67. Un écoutant vous répondra en toute confidentialité.

Comment avancer et sortir d’un mal-être post avortement ?

Nommer ses émotions par la parole ou par l’écrit peut être libérateur et consolateur, et aider à avancer petit à petit en se laissant du temps, même longtemps après. Quelques pistes concrètes :

  • accueillir et reconnaitre la peine ;
  • se permettre de pleurer si besoin, vivre pleinement ses émotions ;
  • déposer le poids que l’on porte et se laisser consoler ;
  • revisiter ce qui s’est passé, l’enchaînement des événements, les peurs, les pressions ;
  • mettre des mots sur ce qui fait mal pour lui donner une place ;
  • prendre soin de soi, retrouver confiance, chercher les petites choses qui font du bien;
  • si nécessaire, demander un accompagnement psychologique.

IVG: les méthodes et le cadre légal en France

  • deux méthodes : l’IVG médicamenteuse (association mifépristone puis misoprostol) et l’IVG chirurgicale (aspiration). La HAS précise les protocoles et conditions de prise en charge de l’IVG médicamenteuse, en ville comme à l’hôpital. (Haute Autorité de Santé) 
  • délais légaux : depuis la loi du 2 mars 2022, l’IVG chirurgicale est possible jusqu’à la fin de la 14ᵉ semaine de grossesse (16 SA d’aménorrhée). Le délai de recours à l’IVG médicamenteuse en ville est à 7 semaines de grossesse (vie-publique.fr)

Suivi médical après une IVG

  • Une consultation de contrôle est nécessaire après l’IVG. Elle a lieu généralement 14 à 21 jours après l’IVG (qu’elle ait été médicamenteuse ou instrumentale).Elle a pour but de constater que la grossesse est interrompue et de s’assurer qu’aucune complication n’est apparue.
    Cette consultation comporte un examen clinique, éventuellement associé à un dosage de β-hCG plasmatique ou un test urinaire adapté au suivi de l’IVG médicamenteuse, ou bien à une échographie pelvienne.Si vous avez des difficultés dans votre vie quotidienne, le médecin (ou la sage-femme) peut vous proposer un entretien psycho-social.

    Avant cette consultation, il se peut que dès les premiers jours suivant l’IVG, certaines  complications apparaissent. Il est alors important de consulter un médecin sans tarder si des symptômes sont présents, tels que fièvre, douleurs abdomino-pelviennes, saignements vaginaux… Selon le résultat de l’examen gynécologique, des examens complémentaires peuvent être demandés par le médecin.

  • prévention de l’iso-immunisation rhésus chez les femmes rhésus négatif
    Seules les femmes dont le groupe sanguin est rhésus négatif (A -, B -, AB -, O -) sont concernées par le problème d’incompatibilité, si le fœtus qu’elles portent est de rhésus positif (cela suppose que le père soit rhésus positif).
    Au plus tard dans les 72 heures qui suivent les saignements liés à une fausse couche ou une IVG chez une femme de groupe sanguin Rhésus négatif, une injection par voie intraveineuse ou intramusculaire d’immunoglobuline anti-D est effectuée pour éviter des complications dues à l’incompatibilité rhésus lors d’une prochaine grossesse.

A qui s’adresser ?

  • Une sage-femme, un médecin pour la consultation de contrôle;
  • Association Agapa: groupes de parole ou accompagnement individuel;
  • Le service d’écoute SOS Bébé, confidentiel et gratuit, est disponible pour vous par mail, tchat et téléphone au 01 42 47 08 67.
Chanson « Mon secret »
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