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La fondation K d’urgences, qui organise lundi 18 février un colloque au Conseil économique, social et environnemental (CESE), va soumettre dix propositions  au gouvernement pour aider les familles monoparentales.

Familles monoparentales : sortir de l'impasseLa fondation K d’urgences    a été créée en 2010 par Christine Kelly, ancienne journaliste, écrivain, membre du conseil supérieur de l’audiovisuel, pour interpeller les pouvoirs publics sur « l’impasse » dans laquelle se trouvent les familles monoparentales Née sous l’égide de la Fondation de France, K d’urgences vient en aide aux familles monoparentales en situation d’urgence.  

À l’ occasion de ce colloque , un rapport et dix propositions concrètes seront remis aux trois ministres annoncées : Christiane Taubira (justice), Dominique Bertinotti (famille) et George Pau-Langevin (réussite éducative).

La France compte 1,76 million de familles composées d’enfants de moins de 25 ans et d’un seul parent – la mère dans 85 % des cas. Près de 3 millions d’enfants sont concernés. « Ces familles sont laissées pour compte alors qu’elles sont de plus en plus nombreuses, se retrouvent dans tous les milieux et sont les premières victimes de la crise », s’insurge Christine Kelly.

3 propositions pour faire garder ses enfants :

Une des grandes difficultés que rencontrent les familles monoparentales est de  faire garder leurs enfants pour pouvoir travailler ou rechercher un emploi. K d’urgences fait trois propositions :

1 – Réserver, en maternelles et en crèches, des quotas de places pour les enfants de moins de 3 ans issus de familles monoparentales précaires
2 – Encourager la création de crèches à horaires atypiques, « car un certain nombre de mères seules ont des métiers qui les contraignent à partir tôt ou à rentrer tard, infirmières, aides-soignantes, caissières, etc. »
3 – Réformer le complément de mode de garde de la Paje (prestation d’accueil du jeune enfant) dans trois directions :
. l’augmenter pour les parents isolés précaires,
. permettre son versement au tiers payant pour éviter l’avance de frais
. l’élargir aux enfants de 6 à 10 ans issus de ces familles monoparentales.

Il faut aussi, estime la fondation, repenser certaines prestations. Là encore, les arbitrages financiers du gouvernement seront décisifs. En attendant, K d’urgences réclame un audit sur l’articulation entre prestations et RSA, mais aussi la création d’une allocation au premier enfant pour les familles monoparentales précaires et une augmentation des aides au logement.