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"C’est
à l’intérieur de mon cœur qu’il
continue son chemin" Nouveau
!
Anna, juillet 2005
"Je n’ai
pas eu mon mot à dire"
Stéphanie, septembre 2004
"C'était
soit lui, soit ce petit être dans mon ventre"
Laurence, octobre 2004
"Comment
être sûre que je n’aurai pas un 3ème
pour remplacer celui que je n’ai pas gardé ?"
Patricia, septembre 2004
"J'aurais
préféré le faire adopter"
Lili, septembre 2004
"Ma
mère et mon copain m'ont forcé la main"
Lydia, juillet 2004
"J'ai
avorté trois fois à contre-cœur"
Larisa, janvier 2004
"Ne vous
laissez pas influencer"
Candide, avril 2004
"Personne
ne voulait m'aider à la protéger"
Farida, avril 2004
"Mes 4 autres
enfants ne comblent pas ce vide"
Virginie, janvier 2004

"C’est à l’intérieur de mon
cœur qu’il continue son chemin"
Anna,
juillet 2005
« J’avais
16 ans quand je suis tombée enceinte. C’était
le 5 février, je l'ai appris le 8 mars, j'ai avorté
le 17... Cela fait 1 an et environ 3 mois que je vis dans
la honte, le remords... Il ne se passe pas une journée
sans que je n’y pense, sans que j’imagine un petit
bonhomme à mes cotés.
J'avais 16 ans, j'étais jeune
et amoureuse, mais on m'a tellement présenté
l’avortement comme une évidence - les amies,
la famille, les médecins - que j'ai pensé qu'ils
avaient raison et que c’était la meilleure chose
à faire. Donc j'ai avorté, j'ai tué un
petit être qui avait sûrement très envie
de vivre...
Je le regrette et le regretterai sûrement
chaque jour que Dieu fera... Ce petit être qui a été
conçu par amour a grandi pendant un mois à l’intérieur
de mon ventre et, aujourd’hui, c'est à l'intérieur
de mon coeur qu’il continue son chemin... C'était
un être, c'est une douleur, c'est mon enfant et quoi
que les gens puissent en penser, je l'aime... »

"Je
n’ai pas eu mon mot à dire"
Stéphanie,
septembre 2004
«
Bonjour,
j'ai 20 ans, nous sommes le 7 septembre 2004 et le 15 juillet,
il n’y a même pas trois mois, je me suis fait
avorter par IVG, et j'aimerais qu'on m’aide, qu'on me
conseille, pour parler…
J'ai mal, je souffre, chaque jour j’y pense, et je pleure,
aidez-moi.
Ce qui m’a poussé à avorter,
c’est que je ne travaille que 2 heures par jour, ce
qui me fait un petit salaire de 1800 francs en CDD et mon
ami ne fait que de l'interim, sans travail sûr, en CDD
aussi. Je voulais garder mon bébé et mon ami
ne voulait pas : il me disait que si je le gardais, il fallait
que je parte de l'appartement, qu’il était hors
de question qu’il le garde. Je souffre, je n’ai
pas eu le choix, et j'en souffre.
Personne (mon ami, ma famille) ne m’a
laissé le choix, je n'avais pas mon mot à dire,
ce que je ressentais, ils s’en foutaient, je n’ai
même pas eu mon mot à dire, et maintenant c’est
moi qui en paye le prix. J'ai mal, je pleure, j'y pense tout
le temps, j'ai très mal. Je regrette mon avortement.
Pouvez-vous m'aider à surmonter ma douleur et mon regret
et faire mon deuil. S'il vous plait, j'ai besoin de votre
aide. »

"C'était
soit lui, soit ce petit être dans mon ventre"
Laurence,
octobre 2004
«
Cela faisait 1 an que j'étais
avec mon petit ami, et nous venions de nous installer ensemble.
Je suis tombée enceinte après un oubli de pilule.
C’était il y a 2 ans, j’avais 20 ans :
j'ai avorté par voie médicamenteuse, car mon
petit ami n'en voulait pas.
Il n’a même pas cherché à comprendre
: pour lui sa décision était prise, c'était
soit lui, soit ce petit être dans mon ventre. Même
sa mère était d'accord avec lui. Il ne voulait
même pas savoir mon avis, alors que moi j'avais vraiment
envie de le garder.
Ma mère à moi m'avait simplement dit : "tu
es peut-être jeune, mais vous avez un boulot tous les
deux, c'est à toi de voir". Mon petit ami n'a
pensé qu'à lui, j'ai avorté parce qu'il
le désirait et que je l'aimais.
Aujourd'hui, je suis toujours avec et maintenant
c'est lui qui veut un enfant, mais moi j'en n’ai plus
très envie car j'ai tellement souffert de mon avortement…
J'y repense tous les jours et ça me met le cafard.
Depuis, à chaque fois que nous faisons l'amour, je
lui demande de se retirer, même si je prends la pilule
car je n'ai pas envie de souffrir encore une fois.
Enfin bon les filles, faites bien gaffe,
car l’IVG, c'est une grande souffrance…»

"Comment
être sûre que je n’aurai pas un 3ème
pour remplacer celui que je n’ai
pas gardé ?"
Patricia,
septembre 2004
«
Bonjour, j'ai fait une I.V.G. il y a 3 ans, et depuis 1 an,
je ne suis pas bien. Une fille m'a dit que j'ai "tué"
un bébé, et depuis j'ai mal et je ne sais plus
comment m'en sortir. J'ai du mal à m'enlever ça
de la tête.
A l'époque, j'avais déjà 2 enfants :
un petit garçon de 2 ans et une petite fille de 8 mois
(2 grossesses en deux ans). Je n'étais pas prête
à avoir un autre enfant. En plus, je changeais d’emploi.
Mon mari et moi en voulions un 3ème, mais plus tard.
Maintenant, j'ai toujours envie d'avoir un autre enfant, mais
je ne voudrais pas le faire pour "remplacer" l'autre.
Merci de m'aider. »
"J'aurais préféré
le faire adopter"
Lili,
septembre 2004
«
Je suis tombée enceinte par
hasard il y a 4 mois. J'ai dû oublier de prendre la
pilule un jour, ça m'arrive, mais je n'avais jamais
eu de problèmes auparavant.
Je l'ai appris par un test de grossesse, que j'ai fait enfermée
dans les toilettes publiques, de peur que mes parents ne l'apprennent.
Lorsque j'ai enfin eu le courage de retourner le test et de
lire le résultat, je ne savais plus quoi faire. Une
partie de moi voulait sauter de joie et l'autre voulait pleurer.
J'ai fini par faire un peu des deux ! Je voulais le dire à
quelqu'un, mais je ne pouvais pas. J'ai ainsi gardé
le secret plusieurs jours, et j'ai essayé d'avertir
mon fiancé doucement, avant de lui dire carrément.
C'était son pire cauchemar.
Au début, j'ai refusé tout net
d'avorter. J'aurais préféré le faire
adopter, mais j'ai fini par me laisser convaincre. Ça
faisait deux mois que mon fiancé s'était enfui
à 500 kms de moi, sans me donner de nouvelles, et j'avais
peur de le perdre.
Il était au courant du jour de mon avortement, mais
il ne m'a pas appelée pour me demander si j'allais
bien. Il avait peut-être peur que je change d'avis.
Après, je croyais que je me sentais bien,
que je ne l'avais pas mal vécu, comme certaines. Ce
qui a fait très mal, c'est que mon fiancé m'a
quittée quatre jours après. Je l'ai supplié
de rester avec moi, mais rien ne pouvait le faire changer
d'avis. Trois jours après notre rupture, j'ai été
amenée aux urgences par mes parents. Je ne pouvais
presque plus marcher tellement je tremblais, j'étais
à peine consciente de ce qui se passait autour de moi.
Ce n'est que lorsque les docteurs m'ont dit que je n'allais
pas mourir que j'ai [fait une tentative de suicide].
Avec mon copain, nous vivons parfois des histoires d'un soir.
Il ne peut toujours pas revenir avec moi à cause de
ses parents, qui sont convaincus que je suis tombée
enceinte pour le manipuler.
Il y a un mois, j'étais très proche
de recommencer ma tentative de suicide. J'avais un retard
de règles et, lors de ma prise de sang, on m'a annoncé
que j'étais enceinte. J'étais ravie d'avoir
une raison de vivre mais j'ai vite réalisé que
c'était une erreur de la part de l'hôpital lorsque
j'ai eu mes règles, et que j'ai fait deux tests de
grossesse négatifs.
Maintenant, je vis dans l'espoir de pouvoir
un jour recommencer une relation amoureuse avec la personne
que j'aime. Et peut-être qu'un jour, quand le moment
sera bon pour lui, car le moment est toujours bon pour moi,
j'aurai le plaisir de mettre au monde un enfant...»
"Ma mère et mon copain
m'ont forcé la main"
Lydia,
juillet 2004
«
A l'époque, je venais juste d'avoir 18 ans et pour
mon anniversaire mon copain m'avait offert un collier en or
avec "je t'aime" dessus. C'était mon premier
grand amour, et aussi celui à qui j'avais offert ma
virginité. J'étais encore étudiante et
lui, âgé de 2 ans de plus que moi, travaillait
déjà.
Mais, six mois après notre rencontre,
je suis tombée enceinte. Etant à l'internat,
et à plus de 90 kilomètres de chez moi, je l'ai
appelé au téléphone, lui ai appris la
nouvelle et sa réaction a été : "qu'est
ce que tu comptes faire ?". Je n'avais pas encore pesé
les conséquences des paroles que j'allais prononcer
! Je lui ai dit que je ne pouvais qu'avorter vu ma situation.
Evidemment, il m'approuva !
Mais, plus le temps passait, plus je me rendais compte de
cette petite vie qui grandissait en moi, et de l'inhumanité
de mes paroles. Je décidais donc de changer d'avis
et d'en faire part à mon copain qui subitement ne me
comprit plus. Ma mère non plus ne me comprenait évidemment
pas ! Elle me disait que j'étais "grosse et laide",
qu'elle ne m'avait jamais vue "aussi grosse et aussi
laide"…
Alors je dus aller à contrecœur
jusqu' à ce jour du jeudi 21 mars. Mon copain était
venu me chercher et m'accompagner à l'hôpital.
Je ne fis qu'enchaîner les crises de nerf, mon copain
ne savait plus quoi faire et l'infirmière non plus
! De plus, elle me confondit avec une femme qui venait se
faire avorter pour la troisième fois et elle me fit
des remarques qui lui auraient coûté son poste
si j'avais su qu'une infirmière n'a pas à juger
les gens !
Ils viennent me chercher, ils m'opèrent
et me remontent dans ma chambre : personne ! Quelques instants
plus tard, mon copain revient et me demande comment je vais.
Je deviens littéralement folle et lui demande comment
lui se porte, maintenant que son problème est réglé.
Il est resté bête devant moi, sans rien dire,
alors je lui ai dit que j'espérais qu'il allait bien
parce que moi j'étais malade de ce que je venais de
faire.
En rentrant, ma mère me dit que j'avais
perdu du poids, je m'en fichais pas mal, ce que j'avais perdu
c'était pas du poids mais mon bébé !
Et il me manque terriblement. Le temps a passé et il
m'a fallu 1 an 1/2 pour ne plus en être malade et ne
plus y penser tous les jours. Personne n'a été
là pour moi, hormis une amie de 10 ans de plus que
moi, qui a vraiment eu la patience de m'écouter et
la gentillesse de m'ouvrir sa porte, parfois à minuit.
J'y repense encore souvent. Maintenant,
ça fait 2 ans que cela m'est arrivé et je suis
à nouveau enceinte de mon copain. Le temps a fait qu'il
s'est excusé de ses actes, de m'avoir blessée
et qu'il a tout à fait assumé cette nouvelle
grossesse. Je suis maintenant prête à revivre
cette chose merveilleuse que je m'étais interdite !
Mais tout est clair pour moi, je suis déjà mère
depuis 2 ans. Et mon enfant à venir ne sera plus le
premier.»
"J'ai avorté trois
fois à contre-cœur"
Larisa,
janvier 2004 (angelarisa@hotmail.com)
«
Bonjour,
je suis une femme de 38 ans. Je suis anéantie et je
ne sais plus quoi faire. Alors, j'ai décidé
d'écrire ce témoignage afin qu'il puisse servir
à d'autres.
Moi, j'ai avorté trois fois. J'ai peine à croire
ce que j'écris. Mon histoire est pathétique.
(…)
Et pourtant, je ne suis pas une "fille
paumée", je viens d'une famille équilibrée,
j'ai fait de bonnes études (en technologie de l'information).
La première fois, à 25 ans : l'homme
avec qui j'étais n'en voulait pas. Moi, je l'aimais,
jamais je n'aurais pensé à l'avortement. Mais
lui me l'a proposé. J'avais peur que mon enfant n'ait
pas de père, alors que moi j'en ai eu un en or (…),
alors j'ai avorté.
Après avoir beaucoup pleuré, cela ne m'a plus
trop affecté.
Ensuite, à 28 ans, le préservatif
s'est brisé. J'ai demandé à cet homme
si on pouvait garder l'enfant et il n'a pas voulu. (…)
Alors, je ne l'ai pas gardé, encore, j'ai eu peur d'imposer
un enfant non-désiré à cet homme et j'ai
eu peur qu'il ait une vie où il se sentirait rejeté.
Alors, j'ai avorté et j'ai continué ma vie.
Il y a six ans, j'avais 30 ans, j'ai rencontré
un homme que j'ai profondément aimé. Après
trois ans, je suis à nouveau tombée enceinte,
cette fois-ci aussi il m'a abandonnée, mais ne m'a
pas demandé de me faire avorter. Comme je savais cet
homme bon, j'ai gardé mon fils. J'avais demandé
à Dieu de m'envoyer deux enfants pour refaire le mal
que j'avais fait, alors il m'envoya Nicolas. J'ai gardé
cet enfant envers et contre tous. C'est le plus merveilleux
des enfants. (…). Mais, je l'ai eu seule. Ce fut parfois
l'enfer, mais ma force de caractère m'a permis de passer
au travers. J'avais repris goût à la vie. (…)
J'espérais que le père revienne et que nous
soyons une famille. Mais il n'est pas revenu.
Après 4 ans, un jour, j'ai rencontré
un autre homme. Il était super, lui-même père
de deux enfants. A cause d'un accident de préservatif
(…), je suis à nouveau tombée enceinte.
Voilà où le drame a commencé. J'étais
sûre qu'il voudrait le garder, il était déjà
père. Mais lorsque je lui ai dit, il m'a dit de me
faire avorter. J'ai voulu mourir. Pourquoi ? Parce que cette
fois, je savais ce que c'était d'être mère
(….). Je voulais cet enfant tellement…, mais lui
n'en voulait pas.
J'ai eu peur encore d'imposer un enfant à cet homme.
Tout le monde me disait de ne pas le garder, que cela pourrait
être trop difficile. Je suis allée voir une psy,
et aussi des cliniques, pour de l'aide. Je voulais cet enfant,
mais on me disait que je mettrais deux enfants dans la merde.
Sans père etc. On m'a donné un chèque...
et on a payé mon avortement. (…) Moi, encore
une fois, j'ai eu peur. Je suis allée trois fois à
la clinique d'avortement, je suis allée trois fois
sur la table et j'en suis redescendu. J'ai pleuré presque
à en mourir. (…)
Mais aujourd'hui, je regrette tellement. Je
suis morte avec cet enfant sur la table. Je l'avais vu à
l'échographie. Il est parti à 7 semaines. Les
avortements ont détruit ma vie. (…)
Si jamais vous me lisez et que vous été
enceinte et que dans votre cœur, vous voulez le garder...
Je vous supplie de le faire. N'écoutez que vous-même,
personne d'autre. Ceux et celles qui m'ont conseillé
de ne pas le garder, de bien y penser, le font bien souvent
selon leur propre réalité et non la vôtre.
Et vous savez, aujourd'hui, il n'y plus personne. Rien que
la dure réalité. (…)
Lorsque j'étais enceinte, j'avais peur de décevoir
des gens en gardant ces enfants. Mais pire encore, je me suis
déçue moi-même. Dans l'angoisse qui m'envahissait,
j'ai oublié qui j'étais, mes forces, ma foi
et surtout... L'amour que j'ai des enfants. (…) Ce n'est
que la peur qui parle, et pas vous. Les raisons qui vont poussent
à ne pas garder votre enfant souvent ne sont pas bonnes
et on risque pire plus tard.
Mon premier enfant, je ne l'ai pas gardé, de peur qu'il
n'ait pas de père, et pourtant finalement l'enfant
que j'ai gardé, lui, n'a pas de père ! (…)
Le garder n'a pas été facile tous les jours,
mais je ne regrette pas une seule seconde, alors que mes avortements,
je voudrais ne jamais les avoir faits...
Voilà une histoire bien triste.
Je regrette tellement mon cheminement de vie et je ne le souhaite
à personne. (…)»

"Ne vous laissez pas influencer"
Candide,
avril 2004
«
Bonjour,
j'ai 25 ans et je veux témoigner de ma souffrance,
vécue suite à un avortement qui remonte il y
a 2 ans. Mais j'ai l'impression que ça date d'hier
car, chaque jour que Dieu fait, je souffre de l'absence de
cet enfant que je ne verrai jamais.
A l'heure où je vous parle, j'en pleure à un
point de ne plus avoir envie de vivre, tellement ça
fait mal.
Cette décision ne venait pas de moi mais
de mon copain (plus exactement mon amant). J'étais
d'accord avec lui, mais le jour de l'avortement, curieusement,
je voulais revenir sur ma décision mais j'en ai pas
eu le courage.
Aujourd'hui, je regrette ce geste. Je n'arrive pas à
oublier, peut-être parce qu'aussi je suis toujours avec
mon amant. En plus, il a une fille et ne cesse de m'en parler
et ça fait mal.
J'aimerais trouver une solution à ma souffrance, faire
le deuil mais j'y arriverai jamais.
Un conseil que je peux vous donner, c'est
de réfléchir sérieusement à cette
décision, qu'elle soit la vôtre et ne pas vous
faire influencer car c'est une partie de vous qui s'en va.
Merci de me laisser m'exprimer.»

"Personne ne voulait m'aider
à la protéger"
Farida,
avril 2004
«
Bonjour,
tout ce que je peux dire c'est que je souffre énormément
après ce que j'ai fait à mon bébé.
A l'heure où je vous parle, ma fille aurait pu être
toujours en moi, elle aura le 16 avril 2004... 6 mois.
Elle aurait pu être dans mon ventre, mais moi j'ai pas
pu la garder… Pourtant, elle hante mes jours et nuits…
Je sais que c'est une fille, pourrait-elle me pardonner, pourquoi
ne vient-elle pas me voir dans mes rêves ? Elle ne veut
pas venir, car je ne le mérite pas.
Croyez-moi, je voulais la garder, j'ai essayé
mais le désespoir m'en a empêché. Si le
temps retournait en arrière, je lui donnerais ma vie,
je ne la laisserais jamais partir, elle me manque et je n'arrive
pas à vivre sans elle.
Elle me manque, elle me manque trop, personne ne voulait m'aider
à la protéger ; même son père qui
a tout fait pour que je la perde !!! Lui, il ne la sentait
pas en lui…
C'était le 16 janvier 2004, le jour le
plus pénible de ma vie. Personne ne sait l'existence
de ma souffrance, aujourd'hui ma vie ne vaut pas la peine
d'être vécue… Vous savez, je voulais l'appeler
Nour-El-Hoda Aicha, mais elle ne connaîtra jamais son
nom, elle me manque ma fille. Jamais je n'oublierai les battements
de son cœur, sa petite main ; je garde son échographie
; je garde l'agenda noir où j'écrivais mes promesses
et mon amour pour elle.
Je lui avais promis de la garder ; je lui ai
promis cela ; elle m'a cru, ma petite, mais je n'ai pas été
fidèle à ma promesse, j'ai trahi mon bébé,
et je ne me le pardonnerai pas.
Je vous supplie de publier ces dires :
croyez-moi que garder son bébé malgré
les souffrances est beaucoup mieux. Après la perte,
vous gagnerez l'entourage, la famille, le père, mais
vous perdrez votre enfant, vous vous perdrez vous-même,
et ce n'est jamais oubliable.
Si seulement c'était à refaire…
(…) Je n'ai personne à qui dire cela, sauf vous...»

"Mes 4 autres enfants ne
comblent pas ce vide"
Virginie,
janvier 2004
«
Je
suis une maman de 4 enfants de 7, 5, 2 ans 1/2 et 9 mois.
J'ai eu une IVG le 14 juin 1995 et tous les jours je pense
à ce bébé qui aurait maintenant 8ans.
Même avec mes autres enfants, j'y pense quand même.»
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