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Mal-être
après l'IVG > Témoignages
parus dans la presse

TEMOIGNAGES D'HOMMES
"Encore maintenant,
je ressens comme un grand vide"
Jean-Marie, 35 ans, "Féminin
Psycho", octobre 2004
"J’ai été
lâche, mais quelque part, j’ai eu très
mal"
Denis, "Ça se discute",
janvier 2002
"Je pense souvent
à cette fille ou ce garçon qui, aujourdhui,
aurait 32 ans"
Thierry Ardisson, Paris Match, décembre 2000
"On se voit et
on ne se parle pas. Lavortement est comme un mur entre
nous"
Jean, "L'avortement : 20 ans après", Lorette
Thiboud
"Sa mère
au téléphone ma remerciée de lui
avoir fait cadeau de son fils "
Floriane, 44 ans, Avantages, 2001
"L'avis à
retardement d'un ex-jeune con qui a avorté"
J.V, Marie-Claire, juillet 2000
"Pourquoi ne men
as-tu pas parlé ?"
Florian, Marie-Claire, juin 2000
"Notre histoire
sest arrêtée là"
Matthieu, Marie-Claire, juin 2000
"Laurence a suivi
une psychothérapie pendant un an...
Bernard, Marie-Claire, juin 2000
"Deux fois elle a avorté.
J’étais contre"
Vincent, hors-série de l’Itinérant, été
2000

TEMOIGNAGES D'HOMMES
"Encore
maintenant, je ressens comme un grand vide"
Jean-Marie, 35 ans, "Féminin Psycho", octobre
2004

«
J’avais
28 ans et j’étais avec Marianne depuis un peu
plus de 4 ans. Notre relation était en train de se
dégrader puisque nous n’avions plus de relations
sexuelles depuis environ 6 mois. Nous étions sur le
point de nous quitter. Nous sommes partis quelques jours en
vacances et la détente faisant, l’accident s’est
produit…
Lorsqu’elle m’a appelé au travail pour
m’annoncer sa grossesse, il était pas loin de
minuit. Ce fut le pire moment de ma vie en termes de choix.
Je lui ai proposé d’assumer financièrement
et d’être présent pour l’enfant,
mais elle a décidé de mettre fin à la
grossesse. Elle avait une amie qui avait vraiment galéré
pour élever son enfant seule.
J’ai respecté son choix,
mais cela ne s’est pas fait sans douleur. Même
si juridiquement c’est permis, on se demande si on a
fait le bon choix. On se sent coupable vis-à-vis de
la mère et de l’enfant. En même temps,
on se dit : "Et si c’était ma seule occasion
d’être père ?" Ce fut difficile, surtout
pour moi qui rêve de devenir père depuis l’âge
de 11 ans. Pendant deux ans, je n’ai pu en parler à
personne, je me sentais mal, coupable.
Aujourd’hui encore, il m’arrive d’y repenser
et de ressentir comme un grand vide. Quand je vois des enfants
ou mes nièces, je ne peux pas m’empêcher
de me dire qu’aujourd’hui, moi aussi, je pourrais
tenir un bout de choux dans mes bras ! »
"J’ai
été lâche, mais quelque part, j’ai
eu très mal"
Denis, "Ça se discute", "Peut-on sortir
indemne d’un avortement ?", France 2,
30
janvier 2002
Denis et Marie-Noëlle ont trois enfants.
Ils sont propriétaires d’un restaurant de plus
de 100 couverts et d’une dizaine de salariés,
ouvert tous les jours de l’année. C’est
ce rythme de vie infernal qui les a poussé à
opter pour l’IVG, quelques semaines auparavant.
«
Moi, je gardais un
peu ça pour moi. Le soir où elle est rentrée
de l’hôpital, je suis pas resté à
la maison, j’ai été lâche. C’est
difficile d’en parler, parce que je suis issu d’une
famille de 12 enfants, j’ai perdu ma mère récemment,
et elle aurait jamais pu comprendre qu’on laisse partir
un être comme ça. Et quelque part, j’ai
eu très mal. (…)
On est des lâches, on veut pas comprendre, nous les
hommes. C’est en voyant l’état de Marie-Noëlle
que j’ai été obligé de me rendre
compte.»
Pour lire le témoignage de sa femme,
Marie-Noëlle.

"Je pense souvent à cette fille ou
ce garçon qui, aujourdhui, aurait 32 ans"
Thierry Ardisson, Paris Match, décembre 2000
Interview de Thierry Ardisson, présentateur
démissions TV
« Sa
première épouse; il l’a revue, il y a trois mois. (…)
« J’étais terrorisé à l’idée de la revoir.
Je l’attendais ici au bar. Au bout de 20 minutes, soulagé
de ne pas la voir arriver, je suis sorti. Et là, je
vois descendre d’une voiture la même femme qu’il y a
trente ans. On a commencé à se raconter nos
souvenirs. (…). Là, devant elle, j’ai eu l’impression
que le temps n’existait plus. On s’était quittés
la veille. »
Cette femme, il ne sait pas s’il la reverra
: «c’est dangereux d’ouvrir les malles du grenier. » Leurs
souvenirs sont chargés de culpabilité : un avortement…
«Cet avortement a eu des suites dramatiques. Elle a dû
se faire opérer quelques années plus tard pour
avoir un enfant… Je pense souvent à cette fille ou ce garçon
qui, aujourd’hui, aurait 32 ans. D’autant que sa mère,
quelques jours après les complications médicales, lui
a dit : «Mais cet enfant, on l’aurait élevé.
» (…)
Ardisson ne voulait plus d’enfants. Béatrice
[sa seconde femme] en désirait. «Un jour, je me suis
dit que c’était pire de ne pas en avoir. »
"On se voit et on ne se parle pas. Lavortement
est comme un mur entre nous"
Jean, "L'avortement : 20 ans après", Lorette
Thiboud
Jean, 49 ans, trois enfants, deux cas d’avortement
«
La première fois, cétait
avec une hôtesse de lair avec laquelle je métais
mis en ménage. Javais à peu près
21 ans, cétait ma première expérience
de vie commune. [
] Très rapidement, elle est
tombée enceinte et elle espérait faire sa vie
avec moi. Et pour moi il nen était pas question.
[
] Cela sest assez mal passé parce que
je crois quelle voulait garder cet enfant. Moi, javais
le sentiment dêtre pris dans les fils dune
toile daraignée, dans un piège qui allait
se refermer sur moi. [
]
Finalement, elle a accepté, elle sest
fait poser une sonde par une sage-femme et un médecin
la avortée. [
]
Elle a été traumatisée.
Je lai revue il y a quelques années et je sais
que cétait encore son amour, son enfant
Depuis, elle na pas eu denfants.
Je crois quà lépoque,
je me suis senti un peu merdeux, oui, merdeux de mon aventure,
davoir fait du mal à cette femme, beaucoup sans
doute, oui bien sûr. Mais pour moi cétait
ma vie, je ne pouvais pas avoir cet enfant. Elle aurait pu
briser ma vie mais mon pouvoir persuasif
Peut-être
que je lui ai fait croire quon en aurait dautres,
je ne crois pas mais cest possible. Il y a des histoires
comme ça, on dit : « Pas celui-là parce
que ce nest pas le bon moment, etc. » et après
on sen va.
La deuxième fois, javais 25 ou
26 ans et je suis tombé très très amoureux
dune jeune fille, une femme qui devait avoir 24 ans.
Pendant très longtemps cette histoire a été
mon amour qui ma poursuivi. [
]
Nous sommes allés dans une clinique.
Elle a été opérée sous anesthésie
générale. Je lai accompagnée [
]
Enfin, avec cette femme que jaimais, nous
nous sommes vus peut-être trois ou quatre fois après
lavortement. Cétait toujours tragique.
Moi, je pensais que javais eu tort de ne pas garder
cet enfant. Je sais quelle la vécu tragiquement
parce quen sortant de la clinique, elle me disait :
« Est-ce que tu crois quil vivait ? Est-ce que
tu crois
» Elle posait des questions comme sil
sétait agi dun enfant. Je pense que pour
elle quelque chose a dû se casser. Pour moi
moi
jétais en demande, moi jaurais fait ma
vie avec elle. Aujourdhui je sais quelle na
pas denfant. Je sais ce quelle est devenue mais
je nai pas envie den parler.
Je lai aperçue plus tard, mais
on se voit et on ne se parle pas. Lavortement est comme
un mur entre nous. Cest réellement mon amour
de jeunesse. Je me suis demandé longtemps si je navais
pas fait un mauvais choix. Je pense quelle a eu le sentiment
dune faute au sens chrétien, ne serait-ce que
par les questions quelle posait en sortant de la clinique.
[
] »
"Sa mère au téléphone
ma remerciée de lui avoir fait cadeau de son
fils "
Floriane, Avantages, 2001
«
Je suis algérienne.
Jétais amoureuse dun garçon qui
mavait promis le mariage. Javais 23 ans. Jétais
laînée de huit enfants. Javais ouvert
la voie à mes surs, arraché le droit daller
en 6ème, de passer mon bac, de faire des études
et
jattendais un bébé. Sil
lavait appris, mon père aurait pensé que
javais voulu tout cela pour pouvoir coucher. Il ne maurait
pas tuée, non, ça aurait été pis.
A cause de moi, il aurait perdu son honneur et sa fierté.
Cette grossesse aurait ruiné tous mes acquis et entraîné
dans ma dégringolade ma mère, mes surs
et toute ma famille. Cétait une catastrophe.
Mon copain a eu peur. Il ma laissée
tomber. Jaurais pu le poursuivre, mais notre histoire
devait rester secrète et le temps pressait. Impossible
davorter. Il restait ladoption praticable en France
et cette idée ma soulagée : donner mon
enfant valait mieux que le tuer. Ma mère et moi sommes
parties pour Marseille en justifiant tant bien que mal nos
trois mois dabsence. Quand on ma parlé
daccouchement sous X, jai juste entendu que cétait
gratuit et secret. Il faut dire que, dans ces cas-là,
on nest pas dans son état normal. Jétais
une boule dangoisse, incapable de penser à la
suite. Je vivais dans lurgence.
Je nai pas voulu voir le bébé.
Je lai juste entendu pleurer. On ma dit que cétait
un magnifique garçon. Je suis sortie quatre jours plus
tard, malade, vidée, ne me rendant compte de rien.
Je nétais pas moi-même. Jétais
incapable de réfléchir, paralysée, manipulable.
(
) Ma famille et lhonneur étaient saufs,
mais moi, jétais brisée. Je me levais
et me couchais en pensant à mon fils. Plus les années
passaient, plus il était présent. Je me disais
: « Il a 7 ans, il a 8 ans
et il nest toujours
pas là. » Je me demandais aussi sil était
heureux, sil connaissait mon existence ? Je me posais
des questions, des plus simples aux plus folles. Je regardais
les gamins dans la rue en me disant que, si je le croisais,
je le reconnaîtrais
Puis, jai rencontré
le grand amour. Cet homme avait un fils que je choyais, mais
en pensant au mien. Nous navons pas pu avoir denfant.
Je suis sûre que je me punissais ainsi. Dailleurs,
je voulais une fille, mais je pensais : « et si elle
rencontre son frère ? Ils vont tomber amoureux... »
Cest une amie qui ma convaincue
dentreprendre des recherches. Je me souviens davoir
téléphoné à une association. On
ma demandé si jétais une enfant
X et jai répondu en sanglotant : « Non,
je suis une mère. » Il ma fallu trois semaines
pour écrire la lettre du lever de secret. Mon fils
me cherchait aussi. Quand ses parents adoptifs ont appris
mon désir de le revoir, ils ont eu le choc de leur
vie. On leur avait tellement dit que je navais aucune
chance de le retrouver
Plus tard, sa mère adoptive ma
dit quelle avait eu peur que je vienne le reprendre.
Mon fils aussi a été secoué. Il a mis
trois semaines avant de réagir. Cest lassistante
sociale de son lycée qui ma téléphonée
au travail en mannonçant : « Jai
votre fils en face de moi. » On est là et on
ne sait pas quoi dire. Je lentendais demander : «
Est-ce que jai des frères et surs ? Est-ce
quelle vit avec mon père ? » Jai
oublié le reste. Je me souviens seulement quil
avait un drôle daccent de Marseille et quil
me disait vous. Je lui ai dit de me dire tu.
Quand jai eu raccroché, je suis
devenue comme folle. Je suis allée voir ma copine et
jai hurlé, jai pleuré en disant
que javais retrouvé mon fils. En rentrant à
la maison, jai trouvé une enveloppe avec une
lettre et une photo de lui. Dans sa lettre, il mexpliquait
quil était content de me retrouver. Que ses parents
étaient les personnes les plus importantes de sa vie.
Quil ne men avait jamais voulu et quil voulait
que lon tisse des liens
Quand jai eu sa
mère au téléphone, elle ma remerciée
de lui avoir fait cadeau de son fils et moi je lai remerciée
de lui avoir donné une famille. Ils sont venus à
Paris pour Noël. Javais acheté des tas de
cadeaux et un immense sapin. Enfin, le 25 décembre
1999, jai pu serrer mon fils dans mes bras pour la première
fois. Il avait 19 ans. »
"L'avis à retardement d'un ex-jeune
con qui a avorté"
J.V, Marie-Claire 575, juillet 2000
J'ai avorté et je le regrette
«
Je viens de terminer votre article "Quand
les hommes avortent". L'IVG est toujours traité
sous l'angle des femmes; pour la première fois, un
magazine parle de nous, merci donc. Je suis un homme de quarante-trois
ans, j'ai été père tardivement et je
suis littéralement fou de mes deux petites filles;
j'élève aussi les enfants que mon épouse
a eus d'un premier mariage.
Lorsque j'avais vingt-cinq ans, ma petite amie
de l'époque était enceinte, je ne me sentais
pas mûr pour élever un enfant et, à ma
demande, elle a avorté, la mort dans l'âme. J'ai
été présent, mais au fond assez détaché,
"lâche et mal à l'aise", comme dit
votre article. J'avais de bonnes raisons, pensais-je à
l'époque (peur d'une liberté entravée,
de ne pas réussir à joindre les deux bouts,
de me séparer de la mère).
Plus je vieillis, évidemment, et moins
je les trouve valables, ces raisons, mais bon
Il y a
quatre ans, j'ai assisté à la première
échographie de ma femme, les larmes me sont montées
aux yeux, ce n'était pas l'émotion en pensant
à ce bébé qui allait arriver, c'étaient
les regrets pour l'autre. Je tenais à vous confier
l'avis à retardement d'un ex-jeune con qui a avorté
. »
"Pourquoi ne men as-tu pas parlé
?"
Florian, Marie-Claire 574, juin 2000
Claire annonce à Florian quelle
a subi une IVG, sans même lavoir informé
quelle était enceinte de lui
«
Jétais scié. Je marrête
net, un peu glacé. En lespace dune seconde,
japprenais quelle avait été enceinte
de moi, la vie et la mort dun enfant possible
Moi, qui en ai déjà, je sais quun enfant
existe bien avant sa naissance et que cest une richesse
infinie. « Pourquoi tu ne las pas gardé
? »a été ma première question.
(
)
Je nai même pas posé la deuxième
question qui me venait à lesprit : « Pourquoi
ne men as-tu pas parlé ? » (
). Aborder
le sujet, cétait rendre cet embryon plus présent,
envisager quil fût possible de le garder. Moi,
jamais je ne lui aurais demandé davorter. Elle
a préféré que ça reste sa décision.
Je la comprenais et je lui en voulais en même temps.
Je me sentais agressé. (
). Moi, en me privant
de parole, de décision, de linformation même,
elle mavait nié. (
) En taisant cet avortement,
elle mavait rendu impotent, impuissant.(
) Je suis
parti vers cinq heures du matin. Jai raconté
ça au chauffeur de taxi. Il fallait que jen parle.
(
). Jai trouvé une pizzeria ouverte. Je
pensais à cette option de vie qui navait pas
été prise. »
"Notre histoire sest arrêtée
là"
Matthieu, Marie-Claire 574, juin 2000
«
On nhabitait pas ensemble, mais on sortait
ensemble depuis un an. Au téléphone, Isaure
ma annoncé quelle était enceinte.
Je men doutais un peu. (
). Je crois que jai
été assez froid, comme sans réaction.
On ne voulait pas denfant, cétait clair.
Je métais toujours dit que je voulais choisir
le moment. (
). Au bout de deux jours, on sest
donné rendez-vous dans un café glauque, en bas
de chez elle. Je men souviens très bien. (
).
Pendant une heure, Isaure ma expliqué combien
elle était déçue. « Peut-être
que si tu avais sauté de joie, on laurait gardé
». (
). Elle était très contradictoire
(
). Tout était très emmêlé.(
).
Isaure a fini par dire quelle allait avorter. (
).
Le jour de lintervention, je lai accompagnée.
Avant dentrer au bloc, elle ma donné une
lettre, une lettre de rupture. En sortant, elle était
vaseuse et triste. Elle ma dit : « Un jour peut-être
tu voudras avoir des enfants et tu ne pourras pas. Tu repenseras
alors à celui-là. ». Notre histoire sest
arrêtée là. »
"Laurence a suivi une psychothérapie
pendant un an..."
Bernard, Marie-Claire 574, juin 2000
«
Lavortement ma posé un cas
de conscience. Donner la vie malgré tout, cest
sacré. Quand Laurence est tombée enceinte, il
y a deux ans, elle avait vingt ans (
). Quand elle me
la annoncé, jai eu peur que les choses
ne méchappent. Jai été soulagé
quelle massocie à la décision. En
même temps, jétais bouleversé quelle
soit enceinte. Quelle mapparaisse comme une femme,
tout à coup. On en a parlé, longuement. Ca tombait
mal pour elle (
). Notre couple se cherchait encore.
Mais malgré tout, je ressentais cela comme un échec
de notre couple. On répondait non à la question
: « Est-on capable davoir un enfant ensemble ?
» On savait combien cétait important pour
lun et pour lautre. (
)
Pendant une semaine, je me suis replié sur moi-même.
Jen ai parlé à mes parents, Laurence la
dit aussi aux siens. (
). Je ne lai pas accompagnée
à lentretien pré-IVG. (
). Un jour,
elle ma appelé en pleurs : léchographiste
avait insisté pour lui montrer lembryon et lui
faire écouter le cur. Le jour J, jy suis
allé, mais jen garde des souvenirs très
vagues. Je ne sais pas si jai attendu trois minutes
ou quatre heures. Jétais mal. (
). Laurence
a suivi une psychotérapie pendant un an
On a
mis quatre mois avant de refaire lamour . »
"Deux fois elle a avorté.
J’étais contre"
Vincent,
hors-série de l’Itinérant, été
2000
«
Deux fois je l’ai
mise enceinte, deux fois elle a avorté. J’étais
contre, mais elle me disait que ça la regardait. C’est
vrai que ça la regardait, mais quand même, moi,
j’existe. (…) En fait, c’était que
sexuelle comme relation. (…) Elle a rien voulu assumer.
Et du coup, cette relation était en fait destructrice.
J’ai plus confiance dans les filles, je me méfie.
(…) Aujourd’hui, je sais plus si je pourrai construire
un véritable amour, où on se respecte, où
on se dit les trucs franchement, où on n’est
pas "je prends, je consomme, puis je jette".
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