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Et l'IMG ? > Témoignages parus dans la presse




"Mon geste, je ne l'accepte pas"

Colomba, "Ces bébés passés sous silence", 1999

"J’ai fait une grave dépression"
Loré, "Alternative santé-L’impatient", 2001

"Comment vivre avec cette douleur ?"
Florence Le B., Courrier des lecteurs de "Parents"

"Les parents sortent de là meurtris"
Muriel Flis-Trèves, "Madame Figaro", 2001



"Mon geste, je ne l'accepte pas"

Colomba, "Ces bébés passés sous silence", Frédérique Authier-Roux,
collection "Mille et un bébés", Erès, 1999

« Je ne pensais pas à la mort de mon bébé, je tricotais de la layette pour lui. Dès le début de la grossesse, je parlais beaucoup à mon ventre. J'ai eu l'impression de lui avoir menti, de l'avoir trahi. C'était pas de sa mort que je lui parlais, mais de sa vie avec nous. On l'attendait, puis après on ne l'attendait plus…
Je ne l'ai pas tenu dans mes bras vivant. Mon geste, je ne l'accepte pas. Même si c'était mieux, je m'en veux. Les médecins ne savaient pas le soigner, peut-être que dans 10 ans, ils sauront.
»


 

"J’ai fait une grave dépression"

Loré, "Alternative santé-L’impatient" n°276, mars 2001

« Il y a six ans, j’ai choisi une interruption médicale de grossesse parce que Jérome, à cinq mois et demi, présentait une anomalie fœtale. Je n’ai d’abord pas voulu le voir. Personne ne m’a dit que je pouvais le voir. De retour à la maison, après l’avortement, c’est comme si on m’avait ôté l’appendice. Puis j’ai fait une grave dépression. Plus tard, j’ai appris qu’il avait été incinéré avec les déchets hospitaliers. Aujourd’hui, j’ai eu trois enfants, mais je suis encore en colère. »

 

"Comment vivre avec cette douleur ?"

Florence Le B., Courrier des lecteurs de" Parents"

« Il a fallu interrompre ma grossesse au 5ème mois, mon petit garçon ne pouvant survivre aux graves malformations dont il était porteur. Quel sentiment de vide depuis ! J'ai déjà 2 beaux enfants en parfaite santé et j'en aurai sans doute d'autres, mais je n'arrive pas à dominer mon chagrin. Comment vivre avec cette douleur ? Comment surmonter cette épreuve ? »



"Les parents sortent de là meurtris"

Muriel Flis-Trèves, psychiatre et psychanalyste, "Madame Figaro", 24 mars 2001

« Grâce au diagnostic prénatal, on repère très tôt d’éventuelles malformations du fœtus, une trisomie 21, une maladie génétique… certains parents vont faire le choix de garder cet enfant : dans un service comme le nôtre, l’équipe médicale se mettra en quatre pour les aider. D’autres se refusent à mettre au monde un enfant qui n’aurait pas une vie "normale". Mais n’allez pas croire qu’une telle décision entraîne un quelconque soulagement : les parents sortent de là meurtris, ils se sentent coupables d’avoir donné la mort. »