Contraception : Les différents moyens contraceptifs

Une contraception qui maîtrise totalement la fécondité et sans effets secondaires ? Pas si simple ….

moyens de contraception

Les moyens contraceptifs sont nombreux et variés :

Plus ou moins fiables et efficaces dans la réalité, plus ou moins contraignants  à utiliser, ils peuvent aussi avoir plus ou moins d’incidences sur le corps et la santé de la femme. Par ailleurs, ces différents moyens contraceptifs font l’objet de débats éthiques qui touchent soit la vision de la sexualité humaine, soit la question du début de la vie. D’où l’importance de bien connaître leur fonctionnement réel avant de se décider.

La contraception naturelle :  

la connaissance précise du cycle féminin et de son déroulement a fait énormément de progrès ces dernières années et les méthodes d’auto-observation sont aujourd’hui une alternative intéressante et fiable pour toutes celles qu’un petit apprentissage ne rebute pas et qui redoutent les méfaits d’une contraception hormonale. Elles sont basées sur l’observation des signes de fertilité de la femme (glaire, température et position du col de l’utérus).

Ces méthodes attirent les écolos par leur respect du corps de la femme et de son cycle naturel, et celles qui sont  mal à l’aise avec les contraceptifs classiques. Leur fiabilité, qui s’est considérablement accrue ces dernières années,  est encore aujourd’hui  méconnue et souvent mal communiquée, et pourtant elles peuvent être une bonne solution pour beaucoup de femmes et de couples. La connaissance précise du fonctionnement (unique) de son corps n’est pas négligeable pour une femme, comme pour un couple.  Elles comportent quelques contraintes, particulièrement au début, mais cela vaut le coup de se renseigner et d’essayer.

Les contraceptifs hormonaux oraux (pilule) :

Ils combinent souvent 2 types de substances, les oestrogènes et les progestatifs. Ils ont pour effet de bloquer l’ovulation,  de modifier la glaire pour empêcher les spermatozoïdes de franchir le col de l’utérus, et aussi de modifier l’endomètre (muqueuse qui tapisse l’intérieur de l’utérus) de façon à ce qu’il ne puisse pas accueillir un éventuel oeuf).  La pilule, bien que couramment prescrite, est loin d’être sans inconvénients et sans risques : elle est contre-indiquée en cas de troubles cardiovasculaires, d’hépatites, de certains cancers, ou en association avec certains médicaments ou le tabac. Sa prise quotidienne régulière à heure fixe représente pour beaucoup de femme une grande contrainte.

Aujourd’hui, on s’aperçoit que les pilules dites de 3ème et de 4ème génération peuvent être dangereuses alors qu’elles sont massivement prescrites depuis les années 90. (Elles sont censées atténuer l’acné et la prise de poids).

Voir Fiche Sosbébé à télécharger :
Pilule générations et risques Fev 2013

Risque des pilules de dernière génération
Fiche SOSBEBE : Pilule, générations et risques

Fiche SOSBEBE Fiche SOSBEBE
Pilule générations et risques Fev 2013 (fiche PDF à télécharger)
Lire aussi : 
Doctissimo 3 Janvier 2013 Pilule 3ème génération : faut-il les arrêter ?
Haute Autorité de Santé  Novembre 2012
Faut-il avoir peur des pilules de 3ème génération ? ELLE 30 Novembre 2011

Les autres contraceptifs hormonaux :

ils sont souvent présentés comme une alternative à la prise quotidienne de la pilule. Attention : ils présentent les mêmes contre-indications que la pilule. Les laboratoires pharmaceutiques ont développé leur offre ces dernières années :

– Le  patch :

Efficace une semaine, il délivre en continu des hormones oestro-progestatives , qui     passent dans la circulation sanguine en traversant la peau ( dispositif transdermique). Il doit être changé 1 jour fixe de la semaine, 3 semaines par cycle. Il peut être appliqué à différents endroits du corps (dessous du bras, ventre, épaule, bas du dos, en évitant les seins). (il mesure 4,5 cm2)

–  L’anneau contraceptif :

Placé par la femme elle-même au fond du vagin, il diffuse une association oestro-progestative trois semaines par cycle. Un anneau par cycle.

– L’implant :

Bâtonnet cylindrique de 4cm de long et 2mm de large implanté sous la peau ( sous cutané). Il injecte en continu dans la peau une fiable dose d’un progestatif de synthèse, pour 3 nas maximum. Aujourd’hui ses effets secondaires sont sujets à controverse.

– le progestatif injectable :

Une piqûre intra-musculaire tous les 3 mois …qui délivre en continu un progestatif de synthèse. Attention aussi à ses effets secondaires et à son irréversibilité pendant 3 mois.

– le stérilet SIU (système intra utérin) hormonal :

Dispositif (corps étranger) implanté par le médecin dans l’utérus. Il contient un réservoir d’hormone progestative qui va se diffuser en continu. Comme le stérilet (DIU), le stérilet SIU, bien que dans une moindre mesure, n’est pas un simple contraceptif qui empêche la conception, il est aussi contragestif. Il agit à 3 niveaux : il modifie l’endomètre et empêche la nidation, il provoque l’épaississement de la glaire pour empêcher le passage des spermatozoïdes et enfin il bloque l’ovulation chez certaines femmes.

Les préservatifs masculins ou féminins :

Ils empêchent l’entrée des spermatozoïde dans le vagin. Les risques de rupture et de glissement ne sont pas rares. Par contre, c’est le seul moyen efficace contre la contagion des maladies sexuellement transmissibles.

Le stérilet DIU (dispositif intra utérin):

Ce n’est pas un simple contraceptif, mais aussi un contragestif (cf ci-dessus le stérilet SIU).  Il s’agit d’un dispositif recouvert de cuivre posé dans l’utérus par le médecin. Le cuivre altère la viabilité des gamètes (spermatozoïdes et ovocytes) et entraîne une inflammation locale de l’endomètre qui rend impossible une nidation éventuelle.
Il est posé pour une durée de 3 à 10 ans.

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