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Que faire ?
> Témoignages parus dans la presse

"En me libérant l'esprit
de ce bébé, je suis tombée enceinte !"
Caroline, Maxi
"Ce désir de
bébé me rendait dingue"
Anna, Maxi
"Mon amour
est plus fort que mon désir d’enfant"
Laure, Maxi
"La peur dêtre
stérile finit par rendre stérile"
Brigitte-Fanny Cohen, Santé magazine

"En
me libérant l'esprit de ce bébé, je suis
tombée enceinte !"
Caroline, une fille de 5 ans et des jumeaux de 1 mois, Maxi
« La
première fois, j'ai été enceinte seulement
un mois après l'arrêt de ma pilule. Cette rapidité
m'avait laissée surprise et heureuse. Quand ma fille
a eu deux ans, mon mari et moi avons envisagé un second
enfant. C'est au bout de six mois sans résultat que
l'inquiétude a commencé à poindre. J'ai
alors décidé de faire ma courbe de température
tous les mois et d'acheter des tests d'ovulation. (…)
Après quelques temps, mon mari s'est senti traité
comme un objet et me l'a dit. C'est vrai que notre vie sexuelle
n'était plus aussi formidable. J'avais l'impression
de ne faire l'amour que pour obtenir un bébé.
Ma vie de famille souffrait également de cette obsession.
Par exemple, j'étais moins patiente avec ma fille.
Mon mari m'a gentiment demandé d'arrêter de penser
sans cesse à ce bébé. Mais ce n'était
pas facile, surtout quand ma mère me suggérait
de consulter un spécialiste de la fertilité…
C'est moi, qui avais déjà tant de mal à
rester sereine, qui ai dû lui démontrer qu'il
n'y avait pas de raison de se précipiter !
Pour distraire mon esprit de ce bébé,
j'ai cherché des occupations. Pendant une période,
j'ai fait les magasins et dépensé plein de sous
! A une autre période, je me suis occupée de
l'éducation d'une chienne que j'ai adoptée.
En me libérant l'esprit de ce bébé, j'ai
retrouvé l'envie de faire l'amour d'abord pour le plaisir
que cela procure. Lorsque j'ai appris, au bout de 28 mois,
que j'étais enceinte de jumeaux, je me suis dit que
la patience avait payé. »
"Ce
désir de bébé me rendait dingue"
Anna, 27 ans, un bébé de 6 mois, Maxi
« J'ai
toujours pensé que j'aurais trois enfants avant 30
ans. Alors, mon premier petit bout, je le voulais rapidement
! Au bout de huit mois sans grossesse, ma gynéco m'a
donné un médicament favorisant l'ovulation et
m'a aussi conseillé d'établir ma courbe de température.
Ce désir de bébé me rendait dingue, au
point de faire régulièrement les magasins de
puériculture et de pleurer pour un rien.
A cette période, je voyais une psychanalyste qui m'a
fait comprendre que j'étais restée beaucoup
trop proche de mes parents. J'avais besoin que mon mari et
moi passions un à deux week-ends par mois chez eux.
(…)
Au fur et à mesure des entretiens, je me suis sentie
devenir de plus en plus femme. Ma gynéco, elle, commençait
à évoquer des examens pour chercher uns stérilité,
ce que je redoutais. J'ai abandonné le médicament
et la courbe de température juste avant de partir pour
15 jours de vacances. A mon retour, j'étais enceinte
! »
"Mon
amour est plus fort que mon désir d’enfant"
Laure,
Maxi
«
C’est une sorte de code entre nous, une habitude
d'amoureux. Si, pour une raison ou une autre, Bruno sent que
je n’ai pas le moral, il pose ses mains sur mes épaules,
puis il se met à les masser lentement, tendrement.
Il ne dit rien…
C’est juste un geste d'amour qui me dit : "ne t’en
fais pas, je suis là…"
(…) Mais le jour où j’aurais eu le plus
besoin de ce réconfort, Bruno n’était
pas là… Et pour cause : un médecin du
CHU de Nantes venait de téléphoner pour me dire
qu’il avait eu un accident de moto, avant de me rassurer
: "Mais ne vous inquiétez pas, ce n’est
pas grave…".
J’ai sauté dans ma voiture pour
aller retrouver Bruno. Sur le chemin, dans mon inquiétude,
j’ai pensé à lui, j’ai pensé
à nous… A ces trois années d’amour,
de vie en commun, à notre envie de fonder une famille…
Car pour moi, il n’y avait pas de doute : nous étions
faits l’un pour l’autre !
(…) En doublant une voiture à près de
100 kms à l’heure, pas plus, celle-ci avait déboîté
sans le voir. Le choc avait été violent…
C’était un miracle s’il s’en était
sorti vivant ! Vivant, oui, mais pas indemne. Ça, je
ne le savais pas encore…
A son retour à la maison, j’ai
tout de suite deviné à sa tête que quelque
chose n’allait pas. "Comment ça s’est
passé ?" ai-je demandé. "On ne sait
pas encore, a-t-il lâché, je dois refaire des
analyses…". Il a prononcé ces mots sur un
ton que je ne lui connaissais pas, un ton gêné,
presque irrité. Comme s’il y avait quelque chose
qu’il ne voulait absolument pas me dire. J’ai
préféré ne pas insister…
Mais les semaines suivantes, je l’ai vu
se renfermer encore plus sur lui-même. (…) Je
mettais ça sur le contre-coup de l’accident,
je me disais qu’il fallait laisser passer du temps,
que ça allait s’arranger.
Mais rien ne changeait. (…) C’est le samedi où
il a refusé sans raison de m’accompagner chez
Harmonie, ma meilleure amie avec qui il s’entendait
pourtant très bien, que j’ai craqué :
"(…) Dis-moi une fois pour toute ce qui se passe
! C’est à cause de moi ?". Ce n’était
pas à cause de moi.
Le regard dans le vague, il m’a avoué
ce qu’il n’avait pas trouvé la force de
me dire : son accident avait eu des conséquences…
Le médecin lui avait expliqué qu’il ne
pourrait sans doute jamais plus avoir d’enfant !
Je l’écoutais sans y croire, sans pouvoir prononcer
un mot… J’ai voulu m’approcher, le prendre
dans mes bras, mais il m’a repoussée violemment
: "Laisse-moi tranquille ! Je ne veux pas de ta pitié
!"
J’étais complètement désorientée.
Je suis allée dans notre chambre en larmes. Des pensées,
toujours les mêmes, se bousculaient dans ma tête
: je ne pourrais jamais avoir d’enfant avec Bruno…
Cela me semblait impossible, et pourtant, c’était
vrai. Tout l’avenir que je nous avais imaginé
s’écroulait brusquement. Vivre sans enfant…
Pour moi, c’était aussi impensable que vivre
sans Bruno !
J’ai passé la nuit à penser à lui.
A avoir mal pour lui. Peut-être avait-il honte ? Peut-être
avait-il peur de me perdre ? Il paraît que la nuit porte
conseil…
Cette nuit-là, en tout cas, m’a
permis d’être certaine d’une chose : c’était
avec Bruno que je voulais vivre. Quoi qu’il arrive,
c’était lui l’homme de ma vie !
Je me suis endormie au petit matin. Quand je me suis réveillée,
Bruno était allongé à côté
de moi sur le lit, immobile, le regard fixé au plafond.
En me rapprochant, j’ai vu ses yeux rougis. C’était
la première fois que je le voyais pleurer. Je me suis
blottie contre lui un instant…
Il ne disait rien. Alors, comme il me l’avait fait si
souvent, j’ai posé mes mains sur ses épaules
et, lentement, doucement, tendrement, je les ai massées
en lui murmurant : "Je suis là… Je serai
toujours là, avec toi… (…)" Apaisés,
nous nous sommes endormis l’un contre l’autre…
Le lendemain, il m’a proposé de
passer le week-end dans un gîte rural de la baie d’Arcachon
où nous étions déjà allés
plusieurs fois. De ce jour, il y a eu entre nous une complicité
encore plus forte que tout ce que nous avions connu. A sa
manière, notre malheur nous rendait plus proches, plus
solidaires...
Jamais je ne porterai d’enfant, je le sais, mais ça
ne m’empêchera pas pour autant d’être
heureuse avec l’homme que j’aime.
Et puis… Qu’est-ce qui nous empêcherait
d’adopter une petite fille ou un petit garçon
? Quand j’en ai parlé à Bruno, il m’a
fait un grand sourire. Cet enfant, que nous aurons un jour,
sera aussi un enfant de l’amour…
» 
"La
peur dêtre stérile finit par rendre stérile"
Brigitte-Fanny
Cohen, journaliste à Télématin sur France
2, Santé magazine
«
Jai jeté ma plaquette de pilule à 36 ans.
Au bout de quelques mois, ne voyant rien venir, jai
consulté ma gynécologue afin de procéder
à un bilan. A cette époque, je stressais à
cause de la fameuse horloge biologique. Javais maintes
fois lu et entendu cette sentence : la fécondité
baisse à partir de trente ans, chute à trente-cinq
et cest le gouffre après quarante ! Je ne
voulais donc pas perdre de temps...
Quatre
inséminations et quatre fécondations in vitro
nont rien changé
Pour ma gynécologue, ma stérilité
était inexpliquée. Néanmoins, jai
entamé un long parcours du combattant : deux années
de traitement dans des centres spécialisés.
Quatre inséminations et quatre fécondations
in vitro nont rien changé. Pire : la médecine
de la procréation est une source de contraintes et
de stress. Ce qui ne favorise pas la sérénité
sur le plan psychologique. De plus, aller déchec
en échec fragilise le psychisme dune femme. Tout
cela aussi est "stérilisant".
Jamais
on ne ma proposé de rencontrer un psychologue.
Cela maurait peut-être permis dêtre
moins angoissée par cette idée du temps qui
passe et qui nuit à la fécondité. De
mon côté, je nai pas fait cette démarche.
Jétais prise dans la logique dune médecine
technicienne.
Mon
mari et moi avons envisagé ladoption
Après léchec de
la seconde fécondation in vitro, mon mari et moi avons
envisagé ladoption. Je ne me sentais pas définitivement
stérile, mais je ne voulais pas macharner médicalement.
Jai compris intuitivement que la solution était
ailleurs. Lobtention de lagrément ma
largement consolée de léchec de la dernière
fécondation in vitro. Je nétais plus dans
ce combat mais dans celui de ladoption. Je vivais une
vraie grossesse, dans ma tête et dans mon cur.
Un an après léchec de la dernière
FIV, nous allions en Russie pour rencontrer Daria. Au cours
de ce voyage, juste avant de me rendre à lorphelinat,
jai senti confusément que jétais
enceinte. A 40 ans, je suis aujourdhui lheureuse
maman de Daria, 2 ans et demi, et Mila, un an et demi. Cette
grossesse est survenue lorsque je suis sortie du combat, celui
de la médecine de la reproduction et celui de ladoption.
Quand on ma annoncé quun enfant mattendait
à létranger, je me suis sentie enfin sereine.
Jallais être mère, je navais plus
besoin de lutter comme je le faisais depuis plusieurs années.
Cette sérénité retrouvée a rendu
cette grossesse possible.
Aujourdhui,
je ne peux que conseiller aux couples de prendre leur temps.
Bien sûr, il faut procéder à des investigations
pour voir sil y a un problème organique quil
faudra alors traiter. Mais si ce nest pas le cas, ou
si le problème nest pas insurmontable, pourquoi
se lancer tête baissée dans la quête, pas
si facile, du bébé-éprouvette ?
Je pense que lassistance médicale à la
procréation nest ni le remède de lâge,
ni celui de limpatience des couples. »
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